Calvaire matinal à Libreville : Où vont les taxis le matin ? Mystère national !

19 mai 20250
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Calvaire ! Mais où vont les taxis le matin ? Sérieusement. Existe-t-il un triangle des Bermudes à Libreville entre 6h30 et 9h30 ? Un vortex qui aspire les taxis ? Ou bien partent-ils tous en retraite spirituelle au lever du soleil ?

Chaque semaine, c’est le même rituel de souffrance. Tu peux te lever tôt, te laver à l’eau glacée pour te réveiller plus vite, mettre tes plus beaux vêtements pour paraître motivé, et sortir malgré l’insécurité .

Mais rien n’y fait. Au PK5 ( perchoir), sous l’échangeur, c’est la jungle. Un véritable parcours du combattant. On ne cherche plus un taxi, on le chasse. Et lui, tel un âne, une panthère rusée , il esquive, il fuit, il te regarde dans les yeux et faaah , trace sans ralentir.

Tu proposes 1500fcfa pour Sablière, 1500fcfa pour Sherko, 800f pour Charbonnages... mais rien. Rien !Même avec un billet de 2000 F levé bien haut, vous êtes ignoré comme un ex toxique.

On a l’impression que les taxis ne vont nulle part.
Ou pire, qu’ils roulent pour le plaisir. Pour chauffer le moteur.

Ce matin encore, c’était une lutte sans merci. Que dis-je ? Une lutte contre la montre, contre le stress, et contre l’envie de tout abandonner et rentrer dormir. Tu pars à 6h10 de chez toi, ton boulot commence à 8h, tu arrives à 9h30 avec une tête de survivant apocalyptique.

Et le pire, c’est que ce n’est pas nouveau.
Non, cette situation dure depuis des années.
Et toujours les mêmes scènes :
« Taxi 1500 Sablière ! »
« Taxi 1000 Charbonnages ohh ! »
« Taxi Louis »
« Taxi ballon d’or »

Une foule de gens entassés, criant les mêmes prix, partageant une seule prière :« Seigneur, envoie au moins un taxi vide qui va dans mon sens. », espérant le miracle.
Mais les taximen ? Indifférents. Ils passent comme des stars hollywoodiennes en limousine de koumassi :

Et quand enfin, miracle, un taxi s’arrête… tu tombes sur Moussa qui vient d’arriver à Libreville.

Il ne connaît pas ta destination. Tu dis "Gigi", il comprend "Digi" ou "Tchibanga". Il tourne, il tourne… jusqu’à ce que tu sois à deux doigts d’attraper le volant toi-même.
« Mais pourquoi tu prends les clients si tu ne connais pas ? Là je vais rater mon entretien, ça fait 1h qu’on tourne ! Franchement, laisse-moi ici ! » Une cliente furieuse, une tension dans l’air, et toi qui te demandes si tu dois rire ou pleurer.

Et on ne parle même pas des bouchons !

Ah Akanda… cette ville et ses embouteillages, c’est du sérieux. Un couple fusionnel. Impossible de les séparer. Même si tu sors de chez toi à l’aube, tu arrives au boulot en mode grincheux de compétition.

Fatigue + stress + embouteillages + impolitesse de certains taximen = journée gâchée.

Le lundi, c’est plus une guerre qu’un début de semaine. Une guerre des nerfs, du bruit, et de la patience. Parce qu’à Libreville, le lundi matin, c’est Hunger Games version taxi.

Alors, chers taximen, on vous respecte… mais de grâce, dites-nous : où allez-vous si ce n’est pas pour nous prendre ? Parce que là, franchement, on en a marre de courir après vous comme des fans hystériques.

SD

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